Florence Hartmann: RSF en appelle à l’OSCE et au Rapporteur spécial des Nations unies

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Le comité de soutien à Florence Hartmann a diffusé le communiqué suivant:

 » Le 14 décembre 2011, Reporters sans frontières a adressé un courrier à Frank La Rue, Rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, et à Dunja Mijatovic, représentante de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour la liberté des médias, afin de s’associer aux demandes de saisine récemment déposées par Florence Hartmann.
L’organisation de défense de la liberté de l’information y dénonce les graves manquements de la procédure qui a abouti à la condamnation de la journaliste par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), en contradiction avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Elle condamne l’émission d’un mandat d’arrêt international pour sanctionner une question liée à l’exercice de la liberté d’expression, et s’inquiète des conséquences de ce grave précédent.
Reporters sans frontières profite de cette occasion pour féliciter Florence Hartmann, qui a reçu le 10 décembre 2011 le prix annuel de la branche croate du Comité Helsinki pour les droits de l’homme, à Zagreb. »
Le texte de la lettre est consultable sur le site du Comité de soutien à Florence Hartman (http://www.preserverlajusticeinternationale.org/fr/index), qui profite de ce message pour vous adresser ses meilleurs vœux pour 2012 et vous rappeler qu’il est toujours possible et utile de manifester votre soutien à Florence en signant la pétition en ligne.

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Florence Hartmann: quelle suite?

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Le comité de soutien à Florence Hartmann a diffusé le communiqué suivant:

Madame, Monsieur, chers membres du Comité de soutien à Florence HARTMANN,

L’information a été largement diffusée dans la presse, Florence Hartmann fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par le TPIY qui a décidé de transformer l’amende de 7000 € infligée au terme d’un procès très discutable, en une peine de 7 jours de prison à La Haye.

En tant qu’animateurs du Comité de soutien, nous vous avons sollicité pour payer cette amende, vous avez été nombreux à répondre à notre appel et nous vous renouvelons nos remerciements. Nous vous devons donc des informations sur l’usage qui sera fait des fonds collectés.

Tout d’abord, sachez que ces fonds se montent aujourd’hui à la somme de 7438 euros versés en un minimum de temps par plus de 200 donateurs représentant 20 nationalités. Ils sont déposés sur un compte bancaire ouvert au nom du Comité de Soutien auprès du Crédit Mutuel de Villeneuve d’Ascq.

Florence HARTMANN a fait connaître au TPIY en temps et en heure à la fois l’existence de cette somme, sa localisation et a même produit le justificatif, mais elle a aussi marqué son refus de verser l’amende au Greffe du Tribunal. Il s’agissait pour elle et ses conseils d’obliger les juges à saisir cette somme, et donc à prendre une décision de justice attaquable devant une juridiction nationale (française en l’occurrence).

Les juges ont préféré transformer cette amende en une peine d’emprisonnement assortie d’un mandat d’arrêt, ce qui oblige les autorités françaises à choisir entre se soumettre au Tribunal (auquel cas Florence pourrait attaquer la France comme tout autre pays européen qui procéderait à son arrestation pour violation de la Convention Européenne des Droits de l’Homme) ou refuser d’obtempérer ce qui n’est faisable qu’en contestant sur le fond le jugement rendu et la procédure qui a conduit à cette condamnation.

Comme vous le voyez, toute la stratégie de Florence vise à pouvoir plaider sa cause devant une juridiction indépendante et qui ne soit pas, comme c’est le cas du TPIY, à la fois juge et partie. Tous les experts et juristes qui ont eu à connaitre ce dossier ont en effet unanimement dénoncé les conclusions du TPIY et relevé de multiples erreurs de droit et violations des standards internationaux dans la procédure à l’encontre de Florence.

Pour l’instant, aucune décision n’a été prise par le gouvernement français, ce qui met Florence dans une situation délicate car s’il semble acquis qu’elle ne craigne pas grand chose en France, elle est susceptible de se retrouver dans la même situation que Jovan Divjak il y a quelques mois, c’est-à-dire d’être interpelée à tout moment une fois hors de France. C’est pourquoi elle a dû renoncer à assister aux commémorations prévues pour le vingtième anniversaire de la chute de Vukovar au moment de la publication du mandat d’arrêt et qu’elle ne pourra plus assumer de déplacements professionnels ou autres à l’étranger tant que le mandat n’aura pas été invalidé.

Aujourd’hui, Florence vient de saisir le Rapporteur Spécial des Nations Unies pour la liberté d’expression. Un dossier sera également adressé cette semaine à la représentante spéciale de l’OSCE pour la liberté d’expression ainsi qu’au Rapporteur Spécial des Nations Unies pour l’impartialité des juges et des avocats. Car si le jugement fait reculer de manière inacceptable le droit en matière de liberté de la presse, le droit à un procès équitable a également été bafoué par le TPIY tout au long de la procédure. Par ailleurs, Florence envisage une action au niveau du Parlement Européen.

Il va de soi que nous vous informerons des avancées de toutes les démarches effectuées.

Le temps que les instances saisies disent si le TPI a obtenu légalement ou non sa condamnation, Florence souhaite que les fonds restent bloqués sur le compte de Villeneuve d’Ascq pour souligner un peu plus l’iniquité de la peine d’emprisonnement prononcée en remplacement de l’amende. Car Florence ne cherche pas à défier l’autorité judiciaire mais à faire établir par la justice qu’elle n’est pas redevable de cette amende et que sa condamnation doit être reconsidérée.

Mais cet accès à la justice qu’elle réclame entraînera tôt ou tard des frais importants, c’est pourquoi nous souhaitons dès aujourd’hui vous proposer que la somme bloquée puisse être utilisée le moment venu pour contribuer à leur financement. Dans cette éventualité, le Comité en assurerait la gestion en toute transparence et mettrait à disposition de tous les donateurs un relevé précis des dépenses engagées ainsi que leurs justificatifs.

Le combat pour l’existence d’une justice internationale fut long et difficile, mais la création du TPIY en 1993 a récompensé ceux qui l’ont mené. C’est en leur nom autant qu’en celui de toutes les victimes des crimes de guerre que nous vous remercions de veiller aujourd’hui à ce que cette justice ne soit pas dévoyée.

Vous remerciant encore une fois de votre fidèle soutien,

Pour ceux qui n’auraient pas déjà lu la récente tribune de Florence Hartmann, l’appel lancé dans le Monde par une partie de ses soutiens ou la réaction de Reporters sans Frontières, nous vous en rappelons les liens :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/215284;serai-je-emprisonnee-pour-avoir-denonce-les-derives-de-magistrats.html

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2011/11/21/la-peine-de-prison-infligee-a-florence-hartmann-est-injuste-et-infamante_1606995_3232.html

http://www.rsf.org/mandat-d-arret-contre-florence-17-11-2011,41411.html

– Comité de soutien à Florence Hartmann

Association Sarajevo
Comité Kosovo
Fédération Nationale des Mères pour la Paix

http://www.preserverlajusticeinternationale.org/

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Florence Hartmann: une peine de prison injuste et infamante

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Florence Hartmann est une ancienne journaliste du «Monde» et l’ex-porte-parole de la procureure Carla Del Ponte au TPIY qui vient de la condamner à une peine de prison pour avoir révélé dans un livre comment ce tribunal avait permis à la Serbie de protéger des criminels de guerre et lanvient de lancer un mandat d’arrêt internatioanl. « Le Monde » daté du 22 novembre 2011 a publié un texte signé par un collectif composé de Georges-Marie Chenu, ancien ambassadeur; Antoine Garapon, magistrat; Jean-Luc Godard, cinéaste ; Gilles Haéri, directeur général de Flammarion; Louis Joinet, magistrat; Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF; Olivier Rollin, écrivain ; Gérard Rondeau, photographe; Thierry Schwarzmann, avocat, texte que je m’autorise à reproduire ci dessous intégralement:

La France ne doit pas ajouter le déshonneur à l’injure. La France ne doit pas «arrêter immédiatement » la journaliste Florence Hartmann comme le lui ordonne le Tribunal pénal international
pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) qui a lancé le 16 novembre (2011) un mandat d’arrêt international. La journaliste française est menacée d’arrestation pour subir une peine de prison infamante de sept jours au tribunal de LaHaye,entre les Mladicet Karadzic, parce qu’elle a refusé de verser l’amende de
7000 euros, confirmée en appel le 19 juillet, pour « outrage à la cour » tant que ce jugement n’aura pas été passé à la loupe de la justice française. Depuis trois ans et demi, les poursuites contre Florence Hartmann sont un cauchemar pour la journaliste, littéralement persécutée. Pour nous tous, avocats, juristes, responsables d’ONG, journalistes, écrivains, artistes qui nous battons depuis
vingtans pour que se dresse une justice internationale contre les barbares et les tyrans, c’est une insulte à la citoyenneté.
Le TPIY a été créé pour juger et condamner les responsables de crimes de guerre et de génocide, pas pour s’acharner sur les journalistes qui font leur métier, même s’ils dérangent. Florence Hartmann a été condamnée pour trois pages d’un livre d’enquête: « Paix et châtiment » (Flammarion, 2007), qui traite de l’indépendance et de l’intégrité d’une justice internationale naissante et exposée aux pressions incessantes des Etats.
Dans les fameuses pages, elle explique comment des juges du TPIY ont renoncé au droit pour satisfaire les attentes clairement illégitimes d’un Etat, la Serbie. Elle y démontre que des juges internationaux
ont choisi, en leur âme et conscience mais sans aucune base légale, de faire cause commune avec cet Etat soupçonné de génocide contre les victimes afin qu’elles ne puissent pas avoir accès aux preuves
leur permettant d’établir la vérité sur la responsabilité de cet Etat. Une accusation très grave, mais parfaitement fondée, étayée, argumentée et pour laquelle Florence Hartmann n’a transgressé aucune règle, aucune légalité, se tenant constamment au champ qui est le sien, le journalisme d’investigation. Ce que le tribunal a fini par reconnaître. Mais ils ont maintenu que ses écrits constituaient une entrave à la justice. Expliquer comment des magistrats appliquent le droit et le contournent est désormais devenu un crime, qui plus est international.
Censure et arbitraire La procédure mise au point par le TPIY évoque davantage les procès dans les régimes totalitaires que les grands principes du droit international auxquels ils sont censés être attachés. Car ce sont les juges qu’elle critiquait qui ont porté plainte eux mêmes, ont ordonné puis dirigé l’enquête, l’ont mise en accusation, ont nommé le procureur, suggéré les témoins à charge,
évacué les témoins à décharge, prononcé la condamnation et condamné en appel.
Tout cela sans jamais signifier précisément les charges qui pesaient contre elle pour mieux saboter sa défense. Lorsque l’incapacité à tolérer la critique pousse des juges à bouleverser l’ordre juridique international, c’est à la crédibilité de la justice internationale qu’ils portent atteinte.
Mais la question pressante qui se pose aujourd’hui est en effet le prix à payer pour sauvegarder une justice internationale sans laquelle la lutte contre l’impunité des auteurs de crimes contre l’humanité
et de génocide resterait une chimère. Ce n’est pas au prix de la censure et de l’arbitraire que cette justice assurera sa survie mais auprix d’une parfaite indépendance et impartialité, d’un respect du droit et d’un travail irréprochable. Par la reconnaissance aussi de la «faillibilité » de ses membres. A l’international, les juges sont créateurs de droit et l’autorité de la chose jugée en appel est absolue.
L’erreur étant humaine, il est impératif de pouvoir saisir une juridiction indépendante des instances pénales internationales lorsque celles-ci font preuve de défaillances ou de dysfonctionnements.
L’accès à la justice est un droit que la France est tenue de garantir à ses citoyens. C’est pourquoi la justice française doit se prononcer sur le bien-fondé du mandat d’arrêt lancé par le TPIY et obtenir son
annulation car son maintien équivaudrait pour la journaliste à une interdiction de voyager et de travailler, donc à une nouvelle atteinte à la liberté d’expression. La justice française doit aussi vérifier si le procès conduit à l’encontre de Florence Hartmann est bien fondé en droit, en particulier au regard de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme qui protège la liberté de la presse.
Depuis Vichy, aucun journaliste n’a été emprisonné en France pour ses écrits. Il n’est pas concevable de céder aux injonctions de juges internationaux sans s’assurer au préalable qu’ils ont agi en toute
conformité avec les principes du droit.
Georges-Marie Chenu, ancien ambassadeur;
Antoine Garapon, magistrat;
Jean-Luc Godard, cinéaste ;
Gilles Haéri, directeur général de Flammarion; Louis Joinet, magistrat;
Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF;
Olivier Rollin, écrivain ;
Gérard Rondeau, photographe;
Thierry Schwarzmann,avocat

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Emballement médiatique: on tombe du côté où l’on penche

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Assez efrayant:

LE LYNCHAGE MEDIATIQUE DE L'OPHTALMO D'AIX-EN-PROVENCE
envoyé par ucdf. – L'info internationale vidéo.

avec le lien vers l’enquête d’arrêt sur image qui démonte la « mécanique ».

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Owni à suivre

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Nicolas Voisin, PDG de 22mars et directeur de la publication de Owni.fr from Philippe Couve on Vimeo.

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Devenir un crack de la prévision avec excel?

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Trouvé sur le site de « l’Atelier », assez bluffant (pour quiconque s’intéresse à la modélisation et aux calculs de prévisions):

Pour amener les petites et moyennes entreprises (PME) à se servir d’outils de modélisation mathématiques et de prévision statistique, il faut intégrer ceux-ci dans des logiciels qu’elles connaissent. En suivant cette logique, 11Ants propose une solution qui intègre des fonctions de calculs de probabilités et d’analyse prédictive à Excel. « Nous éliminons l’intimidation des non-initiés en intégrant des outils de ‘data mining’ à un environnement qui leur est familier », explique à L’Atelier Tom Fuyala, l’un des responsables du projet. Plus concrètement, les fonctions introduites correspondent à une série de techniques mathématiques développées par l’université néo-zélandaise de Waikato.

Des algorithmes ajoutés aux paramètres

Des outils d’exploration des données sont directement intégrés dans le logiciel, et accessibles via des onglets du tableur. Automatiquement ajoutés lorsque le module d’extension a été téléchargé par l’utilisateur, depuis le site 11antsanalytics.com. « L’utilisateur télécharge le module, et quatre onglets apparaissent alors dans la fenêtre de l’application, ainsi qu’un bouton d’aide », précise le responsable. Onze algorithmes sont en fait ajoutés aux paramètres, incluant notamment l’arbre de décision, les processus de Gauss, ou encore la régression logistique, parmi d’autres techniques statistiques. Le logiciel est ainsi amélioré, et permet d’analyser des données et de prédire différents scénarii.

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Ombres

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Histoire de se faire peur, Umbra de l’artiste canadien Malcom Sutherland:

Umbra (HD – 2010) from Malcolm Sutherland on Vimeo.

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Turbo navigateur

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Refaire le Monde? On ne fait que ça sans arrêt mais bon…

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Redesignons le Monde !
envoyé par AsianProjekt. – Regardez les vidéos des stars du web.

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Android 2.2 met le pied sur l’accélérateur

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