Mon polar sétois

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Ici commence la publication de mon polar sétois, « Combien de temps ce marin va-t-il souffler? », qui est aussi sur la plateforme wattpad à cette adresse:
http://www.wattpad.com/story/36685289-combien-de-temps-ce-marin-va-t-il-souffler
Les chapitres s’affichent ci-dessous les premiers à la fin, les derniers en tête.

Eliote

Les épouses des trois petits-fils d'Eliote semblaient avoir achetées leurs vêtements chez des fripiers. Elles portaient des jeans élimés, usés, bons à jeter, qui les boudinaient, et des hauts empilés, soit trop courts, soit trop amples, qui ne cachaient pas leur nombril dont la vue exaspérait doublement le chef de la famille Tavira.

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Machin

La morphine a parfois des effets surprenants. Je ne sentais absolument plus rien. J'étais extraordinairement bien. Pourtant je ne parvenais pas à m'endormir. Je savais que j'avais besoin de repos après une journée bien chargée. J'étais allongé sur le dos, les yeux fermés, les mains croisées sur la poitrine, un gisant, sauf que je n'avais pas d'épée en pierre sur le ventre ni de heaume sur le crane.

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L’Œil

Au delà de la voie de chemin de fer, le triangle de terrains situés à fleur des eaux de l'étang de Thau, entre le village de pêcheurs de la Pointe-Courte, l'embouchure du canal de Sète au Rhône et la route de Balaruc, était naguère une garrigue propice aux ébats ancillaires, un petit coin de paradis sauvage envahi par les genets avec une vue qui s'étendait du mont St-Clair au mont Loup.

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Khéops

La liste des dirigeants d'un organe de presse, liste qui est publiée obligatoirement à chacune de ses parutions, s'appelle, dans le jargon professionnel, "l'ours".

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Marie-Anne

Il était 7 heures du matin. Marie-Anne Balagnes n'aimait pas que son portable professionnel sonnât à cette heure. Surtout quand elle avait passé une mauvaise nuit. Et c'était le cas. Avant d'ouvrir le clavier de son téléphone, elle passa en revue les événements qui lui avaient pourri une soirée qui aurait dû être des plus agréables et qui avait tourné au quasi-cauchemar.

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Burma

J'ai regardé l'heure. L'après-midi était effectivement bien entamée. Je constatais que miraculeusement je n'avais pas eu le moindre signal de détresse du côté des mes rognons, peut-être que le calcul était passé en douce, je le souhaitais de toutes mes forces. J'étais maintenant le dernier client dans la salle du Marin. Le serveur avait disparu ainsi que le cuisinier et le plongeur que j'avais entre-aperçu au delà du passe plats. Le patron était seul, sur un côté du bar où il avait allumé un pc portable. En m'approchant de la caisse, je vis qu'il surfait sur E-Bay.

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Antoine

Jenny s'assit de travers sur une antique chaise cannée afin de pouvoir croiser les jambes. Elle défit la cellophane qui emballait des Marlboro sur lequel était rédigé l'avertissement «Fumar provoca el envejecimiento de la piel ». Elle comprit que je regardais le paquet de cigarettes avec des points d'interrogation dans les yeux.

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Machin

J’allais quitter le bar en pétard contre le type qui essuyait les verres derrière le comptoir, un triste crétin qui ne voyait pas la nécessité de faire respecter dans son établissement une loi de bon sens interdisant de fumer dans les lieux publics. Une voix qui semblait sortie du nuage tabagique stagnant à l’autre extrémité du comptoir m’avait suggéré de ne pas perdre mon calme.

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Jenny

Jenny Barnstable est née il y a trente-quatre ans dans une famille de la Nouvelle Angleterre qui possédait, entre autre, une grande maison évaluée à cinq millions de dollars au bord de l'océan à Cape Cod. Elle était allée dans les meilleures écoles de la région de Boston sans jamais pouvoir rester dans aucune d'elles plus d'une année en dépit des dons que son père, Allan Barnstable junior, faisait aux diverses fondations qui finançaient ces institutions.

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Machin

Il n'est pas encore 8 heures quand je ressens le troisième coup de lance. C'est curieux comme on l'attend sans y croire. Et encore plus curieux d'imaginer que c'est fini. Un calcul ne passe jamais après deux ou trois coup de sirène. Il annonce qu'il va faire mal et il fera très mal. Sauf que là, la douleur s'est aussitôt atténuée, ne laissant qu'une sorte de halo sensible – à ce stade de la description de la crise les urologues me demandent toujours finement si j'ai déjà reçu un coup de lance dans le ventre et si je sais vraiment l'effet que ça fait, à quoi je réponds que "non ! bien sûr", que c'est une métaphore, mais la métaphore n'est pas un symptôme qui se soigne.

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Bob

Le gardien de nuit de l’hôtel des Poètes finit son service à 7h30. Il attend généralement le gardien de jour pour passer les consignes – rien de particulier cette nuit, le journaliste parisien est bien arrivé et naturellement il voulait savoir où manger, il a l'air un peu agité. Puis il se dirige à pieds vers le centre ville.

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